Journal d'un photographe

Que reste-t-il de notre memoire si ce n'est une photographie.
Copyright Alain Keler
http://alain-keler.tumblr.com/   Journal d’un photographe.
Juillet 1979.
C’est un mariage crétois. Il y a de la musique, beaucoup d’invités. Et les femmes. Certaines, plus âgées sont habillées en noir. Habit de deuil sans doute, tradition oblige. Et les autres, d’âge mur, et les plus jeunes qui sourient au photographe. C’est jour de fête. Je fais le tour de l’île avec ma copine. Il fait beau, il fait bon. Ce sont les vacances !
Les minoens sont la première civilisation européenne (3000 av. JC). Leur civilisation s’est étendue sur les îles de Crète et Santorin. Ce fut une civilisation matriarcale qui finit écrasée par les envahisseurs patriarcaux mycéniens (aryens, ancêtres des grecs) vers 1200 av J.C.*On dit que le Matriarcat minoen fut une société parfaite à l’origine de la civilisation européenne.

* source http://matricien.org/geo-hist-matriarcat/europe/minoen/

 

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Juillet 1979.

C’est un mariage crétois. Il y a de la musique, beaucoup d’invités. Et les femmes. Certaines, plus âgées sont habillées en noir. Habit de deuil sans doute, tradition oblige. Et les autres, d’âge mur, et les plus jeunes qui sourient au photographe. C’est jour de fête. Je fais le tour de l’île avec ma copine. Il fait beau, il fait bon. Ce sont les vacances !

Les minoens sont la première civilisation européenne (3000 av. JC). Leur civilisation s’est étendue sur les îles de Crète et Santorin. Ce fut une civilisation matriarcale qui finit écrasée par les envahisseurs patriarcaux mycéniens (aryens, ancêtres des grecs) vers 1200 av J.C.*On dit que le Matriarcat minoen fut une société parfaite à l’origine de la civilisation européenne.

* source http://matricien.org/geo-hist-matriarcat/europe/minoen/

 

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Juillet 1979.

Nos vacances grecques continuent avec un séjour en Crète, cinquième plus grande île de la Méditerranée. Nous allons visiter des sites en plein air. Je préfère cela aux musées fermés. Marie Christine est prof. de français latin et grec classique. Elle se retrouve dans son élément. De mon côté, je recherche les scènes de la vie quotidienne. J’attends que quelque chose se passe, ou pas. Cela me décontracte.

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Juillet 1979.

Nos vacances grecques continuent avec un séjour en Crète, cinquième plus grande île de la Méditerranée. Nous allons visiter des sites en plein air. Je préfère cela aux musées fermés. Marie Christine est prof. de français latin et grec classique. Elle se retrouve dans son élément. De mon côté, je recherche les scènes de la vie quotidienne. J’attends que quelque chose se passe, ou pas. Cela me décontracte.

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Juillet 1979.
Ile de Corfou. Suite de notre voyage avec Marie-Christine.
Sur la place centrale d’un petit village de l’ile, les hommes sont assis autour du pope qui semble s’interroger sur la présence de ce touriste qui photographie cette assemblée masculine. La Grèce ne rejoindra l’Union Européenne qu’en 1981. L’église orthodoxe grecque est encore toute puissante avec une population orthodoxe à 98%.
« L’orthodoxie est « religion dominante » selon l’article 1 de la constitution grecque, laquelle est promulguée « au nom de la simple et indivisible Trinité ». Les années scolaires commencent par une bénédiction. Depuis toujours, des icônes ornent la plupart des administrations publiques »…
Le mariage civil a été reconnu en 1982. Il n’est pas encore obligatoire.
« La mention de la religion sur la carte d’identité est supprimée à partir du 1er janvier 2001. Ainsi en a décidé le ministre grec de la Justice. Cette mention provoquait la polémique depuis plusieurs années, le ministre a estimé qu’elle était contraire à une loi sur la protection de l’individu, votée en 1997. La décision est révolutionnaire dans un pays où beaucoup considère que l’identité nationale repose sur l’orthodoxie.
La popularité de l’église auprès de la population grecque repose sur le souvenir des quatre siècles d’occupation ottomane, pendant lesquels l’église fut le seul conservatoire de la langue et de la culture grecque.  L’Église orthodoxe grecque a pratiquement le statut d’une Église d’Etat. La Constitution précise que « la religion dominante en Grèce est celle de l’Eglise orthodoxe orientale du Christ ». Les députés doivent prêter serment de fidélité à la patrie et à la démocratie au nom de la « sainte et indissoluble Trinité ». Les popes et tout le personnel de l’Église sont payés sur les fonds publics. L’instruction religieuse est au programme dans toutes les classes et fait l’objet d’une épreuve lors de l’examen de fin d’études. Les autres confessions sont définies comme des « cultes étrangers » et, fait unique en Europe, la religion est encore mentionnée sur la carte d’identité.  »*
 
 * Source http://www.bibliomonde.com/donnee/grece-etat-la-religion-315.html
 

 

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Juillet 1979.

Ile de Corfou. Suite de notre voyage avec Marie-Christine.

Sur la place centrale d’un petit village de l’ile, les hommes sont assis autour du pope qui semble s’interroger sur la présence de ce touriste qui photographie cette assemblée masculine. La Grèce ne rejoindra l’Union Européenne qu’en 1981. L’église orthodoxe grecque est encore toute puissante avec une population orthodoxe à 98%.

« L’orthodoxie est « religion dominante » selon l’article 1 de la constitution grecque, laquelle est promulguée « au nom de la simple et indivisible Trinité ». Les années scolaires commencent par une bénédiction. Depuis toujours, des icônes ornent la plupart des administrations publiques »…

Le mariage civil a été reconnu en 1982. Il n’est pas encore obligatoire.

« La mention de la religion sur la carte d’identité est supprimée à partir du 1er janvier 2001. Ainsi en a décidé le ministre grec de la Justice. Cette mention provoquait la polémique depuis plusieurs années, le ministre a estimé qu’elle était contraire à une loi sur la protection de l’individu, votée en 1997. La décision est révolutionnaire dans un pays où beaucoup considère que l’identité nationale repose sur l’orthodoxie.

La popularité de l’église auprès de la population grecque repose sur le souvenir des quatre siècles d’occupation ottomane, pendant lesquels l’église fut le seul conservatoire de la langue et de la culture grecque.  L’Église orthodoxe grecque a pratiquement le statut d’une Église d’Etat. La Constitution précise que « la religion dominante en Grèce est celle de l’Eglise orthodoxe orientale du Christ ». Les députés doivent prêter serment de fidélité à la patrie et à la démocratie au nom de la « sainte et indissoluble Trinité ». Les popes et tout le personnel de l’Église sont payés sur les fonds publics. L’instruction religieuse est au programme dans toutes les classes et fait l’objet d’une épreuve lors de l’examen de fin d’études. Les autres confessions sont définies comme des « cultes étrangers » et, fait unique en Europe, la religion est encore mentionnée sur la carte d’identité.  »*

 

 * Source http://www.bibliomonde.com/donnee/grece-etat-la-religion-315.html

 

 

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Juillet 1979.
Des vacances toujours grecques. Je ne me souviens plus où j’ai pris cette photo d’enfants en train de danser, mais cela n’a pas d’importance. Sans doute une arrière salle de restaurant.
Travailler pour une agence impose des contraintes, alors je me lâchais un peu. Juste un peu, car les reflexes imposés par mon travail avaient la vie dure. J’en ressentirai toujours les conséquences de nombreuses années après avoir quitté Sygma.
En attendant, Marie-Christine et moi continuons notre périple amoureux grec. La révolution iranienne était toujours présente au travers de mes crises d’asthme plus nombreuses et plus fortes ! Nous réagissons chacun à notre manière aux évènements qui jalonnent notre vie. La violence à laquelle je fus confronté en Iran me fit sortir littéralement l’asthme qui devait stagner quelque part en moi. Il ne me quittera jamais. Je suppose que c’était le prix à payer pour la liberté que je m’octroyais. C’était sans doute un moindre mal.

Alors ce petit périple grec n’était pas volé. J’essayais de me poser un peu avant de repartir sous de nouveaux cieux et de nouveaux continents.

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Juillet 1979.

Des vacances toujours grecques. Je ne me souviens plus où j’ai pris cette photo d’enfants en train de danser, mais cela n’a pas d’importance. Sans doute une arrière salle de restaurant.

Travailler pour une agence impose des contraintes, alors je me lâchais un peu. Juste un peu, car les reflexes imposés par mon travail avaient la vie dure. J’en ressentirai toujours les conséquences de nombreuses années après avoir quitté Sygma.

En attendant, Marie-Christine et moi continuons notre périple amoureux grec. La révolution iranienne était toujours présente au travers de mes crises d’asthme plus nombreuses et plus fortes ! Nous réagissons chacun à notre manière aux évènements qui jalonnent notre vie. La violence à laquelle je fus confronté en Iran me fit sortir littéralement l’asthme qui devait stagner quelque part en moi. Il ne me quittera jamais. Je suppose que c’était le prix à payer pour la liberté que je m’octroyais. C’était sans doute un moindre mal.

Alors ce petit périple grec n’était pas volé. J’essayais de me poser un peu avant de repartir sous de nouveaux cieux et de nouveaux continents.

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Vendredi 20 juillet 1979.

Ile de Santorin, Grèce. Je suis en vacances en Grèce avec ma copine Marie-Christine. Nous avons décidé de faire un parcours dans plusieurs iles. Ce sont des vraies vacances, mais je n’ai pas oublié d’emmener avec moi un Leica et des films noir et blanc. J’ai toujours eu des problèmes avec les vacances, et surtout à l’étranger. Comme je voyageais beaucoup le reste de l’année, les vacances ne pouvaient se limiter à un simple voyage d’agrément, et il m’était impossible de ne pas prendre de photos à ma manière, c’est à dire pas comme un touriste.

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Vendredi 20 juillet 1979.

Ile de Santorin, Grèce. Je suis en vacances en Grèce avec ma copine Marie-Christine. Nous avons décidé de faire un parcours dans plusieurs iles. Ce sont des vraies vacances, mais je n’ai pas oublié d’emmener avec moi un Leica et des films noir et blanc. J’ai toujours eu des problèmes avec les vacances, et surtout à l’étranger. Comme je voyageais beaucoup le reste de l’année, les vacances ne pouvaient se limiter à un simple voyage d’agrément, et il m’était impossible de ne pas prendre de photos à ma manière, c’est à dire pas comme un touriste.

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Mardi 3 juillet 1979.
« Raymond Barre, en compagnie d’Yvon Bourges, ministre de la défense, et d’Alain Peyrefitte, garde des sceaux, s’est rendu à Nemours pour se faire présenter le peloton d’autoroute de la gendarmerie. À 10 heures 30, il est arrivé à la brigade de Lorrez-le-Bocage pour terminer sa tournée des forces de gendarmerie par l’école d’officiers de Melun où il a présidé au baptême de la promotion Sous-Lieutenant Moricet ». Légende Sygma.
Raymond Barre, en compagnie d’Yvon Bourges et sans doute un général de gendarmerie, ne me regarde pas. Je n’étais qu’un petit photographe qui n’avait aucun intérêt pour lui, si ce n’est de prendre une bonne photo. En fait, leur pose et leur indifférence fait la photo. On m’ignore, mais c’est cette ignorance qui fait ma photo. Une forme de complicité involontaire peut-être.
C’est aussi le bal du pouvoir. Tantôt d’un côté, tantôt de l’autre. Parfois des sourires, parfois des récriminations –le plus souvent- sur le désordre provoqué par ces va-nu-pieds de photographes que nous étions.

 

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Mardi 3 juillet 1979.

« Raymond Barre, en compagnie d’Yvon Bourges, ministre de la défense, et d’Alain Peyrefitte, garde des sceaux, s’est rendu à Nemours pour se faire présenter le peloton d’autoroute de la gendarmerie. À 10 heures 30, il est arrivé à la brigade de Lorrez-le-Bocage pour terminer sa tournée des forces de gendarmerie par l’école d’officiers de Melun où il a présidé au baptême de la promotion Sous-Lieutenant Moricet ». Légende Sygma.

Raymond Barre, en compagnie d’Yvon Bourges et sans doute un général de gendarmerie, ne me regarde pas. Je n’étais qu’un petit photographe qui n’avait aucun intérêt pour lui, si ce n’est de prendre une bonne photo. En fait, leur pose et leur indifférence fait la photo. On m’ignore, mais c’est cette ignorance qui fait ma photo. Une forme de complicité involontaire peut-être.

C’est aussi le bal du pouvoir. Tantôt d’un côté, tantôt de l’autre. Parfois des sourires, parfois des récriminations –le plus souvent- sur le désordre provoqué par ces va-nu-pieds de photographes que nous étions.

 

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Samedi 23 juin 1979.
Programme à mon retour de Turquie.
Mercredi 13 : récupération des Kodachromes sur la Turquie. Jeudi 14 :
Elysée, pool. VGE reçoit les conseillers généraux. Dimanche 17 : planque de Michel Rocard, la jambe dans le plâtre. Lundi 18 : Elysée, visite du premier ministre belge. Jeudi 21 : Roissy, DC10. Vendredi 22 : Bercy.
Samedi 23, base aérienne de Cambrai pour un meeting aérien des tigres. C’est l’armée de l’air qui nous emmène en Nord 262 à la base.

C’est plutôt bon enfant. J’adore regarder les avions, au sol où dans les airs. Mais le spectacle est plutôt au sol, avec les spectateurs. Les familles, avec les hommes bières à la main, les femmes qui poussent les landaus, les photographes amateurs, et les réveurs…

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Samedi 23 juin 1979.

Programme à mon retour de Turquie.

Mercredi 13 : récupération des Kodachromes sur la Turquie. Jeudi 14 :

Elysée, pool. VGE reçoit les conseillers généraux. Dimanche 17 : planque de Michel Rocard, la jambe dans le plâtre. Lundi 18 : Elysée, visite du premier ministre belge. Jeudi 21 : Roissy, DC10. Vendredi 22 : Bercy.

Samedi 23, base aérienne de Cambrai pour un meeting aérien des tigres. C’est l’armée de l’air qui nous emmène en Nord 262 à la base.

C’est plutôt bon enfant. J’adore regarder les avions, au sol où dans les airs. Mais le spectacle est plutôt au sol, avec les spectateurs. Les familles, avec les hommes bières à la main, les femmes qui poussent les landaus, les photographes amateurs, et les réveurs…

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Dimanche 10 juin 1979.
Retour à Paris.
Sur la planche contact figurent quelques photos du parlement turc prises à Ankara. Puis deux photos de Marie-Christine, ma copine de Marmande qui venait  me rendre visite à Paris. Figurent ensuite quelques expositions d’une femme dont je n’ai aucun souvenir et qui tient très fort contre elle un bichon blanc. Ensuite une photo de mon père, une seule, prise au salon de la maroquinerie qui se tenait au parc des expositions de la porte de Versailles. Je ne l’ai trouvé que récemment, en regardant toutes mes planches contact de cette année 1979 pour préparer ce journal.
C’est tout à fait lui, dans un moment où, dans son espace d’exposition, il se détend. On peut voir autour de lui quelques modèles de sac à main qu’il faisait avec ma mère. Une grande partie de leur univers.
Mon père avait 65 ans. Je trouve qu’il avait pas mal d’allure.
Les photos sont faites pour rester, et la planche contact pour les retrouver, au moins en ce qui concerne la photographie argentique.
Que reste-t-il de notre mémoire, si ce n’est une photographie !

 

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Dimanche 10 juin 1979.

Retour à Paris.

Sur la planche contact figurent quelques photos du parlement turc prises à Ankara. Puis deux photos de Marie-Christine, ma copine de Marmande qui venait  me rendre visite à Paris. Figurent ensuite quelques expositions d’une femme dont je n’ai aucun souvenir et qui tient très fort contre elle un bichon blanc. Ensuite une photo de mon père, une seule, prise au salon de la maroquinerie qui se tenait au parc des expositions de la porte de Versailles. Je ne l’ai trouvé que récemment, en regardant toutes mes planches contact de cette année 1979 pour préparer ce journal.

C’est tout à fait lui, dans un moment où, dans son espace d’exposition, il se détend. On peut voir autour de lui quelques modèles de sac à main qu’il faisait avec ma mère. Une grande partie de leur univers.

Mon père avait 65 ans. Je trouve qu’il avait pas mal d’allure.

Les photos sont faites pour rester, et la planche contact pour les retrouver, au moins en ce qui concerne la photographie argentique.

Que reste-t-il de notre mémoire, si ce n’est une photographie !

 

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Jeudi 7 juin 1979.
Pour mon dernier jour en Turquie, j’ai eu accès à l’école supérieure de guerre militaire, nom pompeux pour l’académie militaire turque. Quatre ans d’études, trois mille étudiants, c’est le centre de formation des officiers de l’armée de terre. Cette même armée qui suivait la situation politique turque de très prêt, ce qui l’a amenée à prendre plusieurs fois le pouvoir.
Je ne me souviens plus si les étudiants sur la photo d’aujourd’hui avaient mis leur habit de parade pour ma modeste personne, ou bien s’ils en étaient déjà arrivés au cours de « coup d’état », ou s’ils se préparaient pour une cérémonie. Leur air sévère et concentré contraste curieusement d’avec la maquette au style un peu naïf sur laquelle ils s’entrainaient à la guerre.

Drôle de manière pour finir un séjour. Bientôt, cela ne sera plus dans les écoles que je rencontrerai des militaires ou des gens armés, ce sera dans la vraie vie. Je suppose que cet épisode m’a servi d’entrainement !

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Jeudi 7 juin 1979.

Pour mon dernier jour en Turquie, j’ai eu accès à l’école supérieure de guerre militaire, nom pompeux pour l’académie militaire turque. Quatre ans d’études, trois mille étudiants, c’est le centre de formation des officiers de l’armée de terre. Cette même armée qui suivait la situation politique turque de très prêt, ce qui l’a amenée à prendre plusieurs fois le pouvoir.

Je ne me souviens plus si les étudiants sur la photo d’aujourd’hui avaient mis leur habit de parade pour ma modeste personne, ou bien s’ils en étaient déjà arrivés au cours de « coup d’état », ou s’ils se préparaient pour une cérémonie. Leur air sévère et concentré contraste curieusement d’avec la maquette au style un peu naïf sur laquelle ils s’entrainaient à la guerre.

Drôle de manière pour finir un séjour. Bientôt, cela ne sera plus dans les écoles que je rencontrerai des militaires ou des gens armés, ce sera dans la vraie vie. Je suppose que cet épisode m’a servi d’entrainement !

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Vendredi 1er juin 1979.
Istanbul, musée de Topkapi. Ancienne résidence des sultans jusqu’au 19ème siècle, le palais de Topkapi Sarayi (palais de la porte des canons) domine la Corne d’Or, le Bosphore et la mer de Marmara. Ce journal n’ayant pas pour vocation d’être un guide touristique, je vous renverrai sur les sites décrivant cet endroit exceptionnel que je me devais de photographier pour le sujet général sur la Turquie sur lequel je travaillais depuis près de trois semaines.
Topkapi a aussi été le titre d’un film américain réalisé par Jules Dassin et sorti en 1964, dans lequel une amatrice de pierres précieuses organise le vol de la dague du sultan, dague incrustée de diamants et d’émeraudes et conservée au palais.
Ce lieu laisse rêveur tant son histoire et son emplacement fascine les visiteurs et cinéastes.
Si Paris n’est pas la France, Istanbul n’est pas la Turquie, mais le site remarquable de cette ville à cheval entre l’Europe et l’Asie ne peut laisser indifférent les voyageurs.
Onze années auparavant, Istanbul avait déjà été ma première étape dans ma tentative de tour du monde (voir ce journal daté du 30 janvier 2013 et relatant le début de mon épopée asiatique http://alain-keler.tumblr.com/post/41875611841/le-voyage-lenvie-de-partir-avait-toujours-ete ).
Passage obligé vers l’Asie, mais aussi au travers de l’histoire de notre monde, la Byzance de l’antiquité est devenue Constantinople en 330 après J.C. Capitale de l’empire romain, puis de l’empire romain d’orient et de l’empire ottoman à partir de 1453, elle deviendra Istanbul sous Atatürk en 1930.
Cette ville m’a fait rêver de nombreuses fois. Mais le voyage n’est-il pas un aboutissement des rêves ?

 

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Vendredi 1er juin 1979.

Istanbul, musée de Topkapi. Ancienne résidence des sultans jusqu’au 19ème siècle, le palais de Topkapi Sarayi (palais de la porte des canons) domine la Corne d’Or, le Bosphore et la mer de Marmara. Ce journal n’ayant pas pour vocation d’être un guide touristique, je vous renverrai sur les sites décrivant cet endroit exceptionnel que je me devais de photographier pour le sujet général sur la Turquie sur lequel je travaillais depuis près de trois semaines.

Topkapi a aussi été le titre d’un film américain réalisé par Jules Dassin et sorti en 1964, dans lequel une amatrice de pierres précieuses organise le vol de la dague du sultan, dague incrustée de diamants et d’émeraudes et conservée au palais.

Ce lieu laisse rêveur tant son histoire et son emplacement fascine les visiteurs et cinéastes.

Si Paris n’est pas la France, Istanbul n’est pas la Turquie, mais le site remarquable de cette ville à cheval entre l’Europe et l’Asie ne peut laisser indifférent les voyageurs.

Onze années auparavant, Istanbul avait déjà été ma première étape dans ma tentative de tour du monde (voir ce journal daté du 30 janvier 2013 et relatant le début de mon épopée asiatique http://alain-keler.tumblr.com/post/41875611841/le-voyage-lenvie-de-partir-avait-toujours-ete ).

Passage obligé vers l’Asie, mais aussi au travers de l’histoire de notre monde, la Byzance de l’antiquité est devenue Constantinople en 330 après J.C. Capitale de l’empire romain, puis de l’empire romain d’orient et de l’empire ottoman à partir de 1453, elle deviendra Istanbul sous Atatürk en 1930.

Cette ville m’a fait rêver de nombreuses fois. Mais le voyage n’est-il pas un aboutissement des rêves ?