Journal d'un photographe

Que reste-t-il de notre memoire si ce n'est une photographie.
Copyright Alain Keler
http://alain-keler.tumblr.com/                  Journal d’un photographe.
Dimanche 20 mai 1979.
Je proposais à l’agence d’aller en Turquie afin de faire un reportage sur ce pays, alors en proie à des turbulences politiques* et qui le mèneront au coup d’état militaire du 12 septembre 1980. Le but de ce voyage étant de photographier tous les aspects de la vie turque, politique, militaire, social, tourisme.
L’agence contacta l’ambassade de Turquie afin d’obtenir les autorisations nécessaires pour les volets politique et militaire. Un déjeuner avec l’attaché de presse de l’ambassade qui transmit nos demandes, et le projet fut approuvé. Je fus même l’invité du gouvernement pendant une partie de mon voyage, proposition acceptée par mon agence, bien peu déontologique, et impensable aujourd’hui. J’aurai pendant près de trois semaines  hôtels, repas, interprète et déplacements payés avec des accès grandement facilités par mes hôtes, mais sans aucune pression sur mon travail, mon interprète ayant été très compréhensive à l’égard du photographe français que j’étais.
 
 
* 1965-1980
Le parti de la Justice (Süleyman Demirel) et le parti républicain du peuple (Ismet Inönü, Bülent Ecevit) alternent au pouvoir. Mais la crise chypriote (1974), l’instabilité politique, la crise économique et l’exacerbation des tensions intérieures conduisent à une troisième intervention de l’armée en 1980 après celle de 1971. Tandis que la répression s’abat sur les partis, notamment de gauche, la lutte contre le séparatisme kurde fait l’objet d’un assez large soutien. 
Source: http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/Turquie_histoire/187043
 
Dans les années 1970, la Turquie connaît un épisode violent où l’extrême-droite et l’extrême-gauche s’affrontent. Laissant des milliers de morts, ce conflit débouche sur un coup d’État en 1980 qui met fin au chaos.
Entre une droite s’appuyant sur les leviers étatiques et une gauche misant sur la jeunesse, l’affrontement touche tout le pays et force les militaires à intervenir. Les violences divisent le pays qui est touché par une crise heurtant également les minorités religieuses et ethniques.
Source: http://www.lesclesdumoyenorient.com/Extreme-droite-et-extreme-gauche.html

 

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Dimanche 20 mai 1979.

Je proposais à l’agence d’aller en Turquie afin de faire un reportage sur ce pays, alors en proie à des turbulences politiques* et qui le mèneront au coup d’état militaire du 12 septembre 1980. Le but de ce voyage étant de photographier tous les aspects de la vie turque, politique, militaire, social, tourisme.

L’agence contacta l’ambassade de Turquie afin d’obtenir les autorisations nécessaires pour les volets politique et militaire. Un déjeuner avec l’attaché de presse de l’ambassade qui transmit nos demandes, et le projet fut approuvé. Je fus même l’invité du gouvernement pendant une partie de mon voyage, proposition acceptée par mon agence, bien peu déontologique, et impensable aujourd’hui. J’aurai pendant près de trois semaines  hôtels, repas, interprète et déplacements payés avec des accès grandement facilités par mes hôtes, mais sans aucune pression sur mon travail, mon interprète ayant été très compréhensive à l’égard du photographe français que j’étais.

 

 

* 1965-1980

Le parti de la Justice (Süleyman Demirel) et le parti républicain du peuple (Ismet Inönü, Bülent Ecevit) alternent au pouvoir. Mais la crise chypriote (1974), l’instabilité politique, la crise économique et l’exacerbation des tensions intérieures conduisent à une troisième intervention de l’armée en 1980 après celle de 1971. Tandis que la répression s’abat sur les partis, notamment de gauche, la lutte contre le séparatisme kurde fait l’objet d’un assez large soutien.

Source: http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/Turquie_histoire/187043

 

Dans les années 1970, la Turquie connaît un épisode violent où l’extrême-droite et l’extrême-gauche s’affrontent. Laissant des milliers de morts, ce conflit débouche sur un coup d’État en 1980 qui met fin au chaos.

Entre une droite s’appuyant sur les leviers étatiques et une gauche misant sur la jeunesse, l’affrontement touche tout le pays et force les militaires à intervenir. Les violences divisent le pays qui est touché par une crise heurtant également les minorités religieuses et ethniques.

Source: http://www.lesclesdumoyenorient.com/Extreme-droite-et-extreme-gauche.html

 

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Lundi 7 mai 1979.
« Emission spéciale élections européennes avec Raymond barre.
Le premier ministre a participé à une émission spéciale consacrée aux élections européennes, organisée par Europe n°1 et Antenne 2. Sur le plateau d’Antenne 2, il a répondu aux questions d’Agnello Coppola (Italie, de Edward Mortimer(Grande Bretagne) et de Hans Kepper (République Fédérale d’Allemagne) ».
Pas ou peu de répit pour les photographes. Les émissions politiques étaient, comme je l’ai déjà écrit, l’occasion de faire de l’archive. Raymond barre n’était pas le genre sympa avec les vulgaires photographes que nous étions. Je le savais. L’important était de le photographier. A l’époque, avec Giscard d’Estaing comme président, il y avait toujours le monopole de la télévision, avec seulement trois chaines dont les programmes devaient s’arrêter vers 23 heures. Nous pouvions photographier avant le déroulement des  émissions pendant quelques minutes et, sauf invité encore plus important qu’un premier ministre, au début de l’émission à condition d’être éloignés du plateau.

J’aimais bien ce genre de situations, et j’essayais dans la mesure du possible de faire des images différentes de ce qu’attendait l’agence. Ce n’était pas toujours évident, mais ma complicité avec un Leica m’aidait beaucoup.

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Lundi 7 mai 1979.

« Emission spéciale élections européennes avec Raymond barre.

Le premier ministre a participé à une émission spéciale consacrée aux élections européennes, organisée par Europe n°1 et Antenne 2. Sur le plateau d’Antenne 2, il a répondu aux questions d’Agnello Coppola (Italie, de Edward Mortimer(Grande Bretagne) et de Hans Kepper (République Fédérale d’Allemagne) ».

Pas ou peu de répit pour les photographes. Les émissions politiques étaient, comme je l’ai déjà écrit, l’occasion de faire de l’archive. Raymond barre n’était pas le genre sympa avec les vulgaires photographes que nous étions. Je le savais. L’important était de le photographier. A l’époque, avec Giscard d’Estaing comme président, il y avait toujours le monopole de la télévision, avec seulement trois chaines dont les programmes devaient s’arrêter vers 23 heures. Nous pouvions photographier avant le déroulement des  émissions pendant quelques minutes et, sauf invité encore plus important qu’un premier ministre, au début de l’émission à condition d’être éloignés du plateau.

J’aimais bien ce genre de situations, et j’essayais dans la mesure du possible de faire des images différentes de ce qu’attendait l’agence. Ce n’était pas toujours évident, mais ma complicité avec un Leica m’aidait beaucoup.

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Mardi 29 juillet 2014.
Je reviens pour ce journal brièvement sur la manifestation de samedi dernier contre la guerre à Gaza.
La manifestation avait été interdite par la préfecture, donc par le gouvernement. Cette interdiction n’a aucun sens. Il doit être possible pour tout le monde de protester contre cette guerre. La majeure partie des participants n’étaient pas agressifs et souhaitaient sincèrement exprimer leur opinion devant la violence dont souffrent les civils à Gaza. 
Ce sont toujours les civils, hommes, femmes, enfants qui souffrent des décisions prises par les politiques, en l’occurrence le gouvernement israélien, mais aussi le fanatisme du Hamas, qui a pris toute sa population en otage. De voir ces morts s’étaler sur les « une » des journaux redonne à ces fanatiques religieux un élan qu’ils semblaient avoir perdu depuis quelques mois. Je ne serai pas plus tendre pour les politiciens d’extrême droite israéliens, qui ont perdu tout sens de la démesure et qui font se retourner dans leurs tombes tous ceux qui ont tant œuvré pour la liberté des peuples, et qui ont pour beaucoup payés de leurs vies ces lumières propagées dans le monde encore totalitaire des 19èmes et 20èmes siècles. Je vous conseille de lire dans les pages rebonds de Libération d’aujourd’hui un excellent papier de Marius Schattner, peu connu comme sympathisant de la droite au pouvoir.
Pour ma part, j’ai retenu de cette manifestation les choses suivantes : les manifestants dans leur majorité n’étaient pas violents, mais aussi dans un discours prononcé par l’un des organisateurs, j’ai entendu cette chose ahurissante : « Hitler était un enfant de cœur à côté de Netanyahu ».Je me le suis fait répéter par un ami photographe. Visiblement cela n’a pas déclenché de réactions, y-compris dans la presse. Aussi sur la statue place de la République, des quenelles à la mode Dieudonné cohabitaient avec des saluts néo-nazis.
Tout ceci va beaucoup trop loin. On a oublié qui sont ceux qui sont au Hamas, émanation des frères musulmans en Egypte, du Hezbollah au Liban, aidés par les iraniens bien décidés à déstabiliser le Moyen-Orient pour leur profit. Tous ces mouvements étant, comme chacun le sait, de grands révolutionnaires travaillant pour la cause des peuples.

 

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Mardi 29 juillet 2014.

Je reviens pour ce journal brièvement sur la manifestation de samedi dernier contre la guerre à Gaza.

La manifestation avait été interdite par la préfecture, donc par le gouvernement. Cette interdiction n’a aucun sens. Il doit être possible pour tout le monde de protester contre cette guerre. La majeure partie des participants n’étaient pas agressifs et souhaitaient sincèrement exprimer leur opinion devant la violence dont souffrent les civils à Gaza.

Ce sont toujours les civils, hommes, femmes, enfants qui souffrent des décisions prises par les politiques, en l’occurrence le gouvernement israélien, mais aussi le fanatisme du Hamas, qui a pris toute sa population en otage. De voir ces morts s’étaler sur les « une » des journaux redonne à ces fanatiques religieux un élan qu’ils semblaient avoir perdu depuis quelques mois. Je ne serai pas plus tendre pour les politiciens d’extrême droite israéliens, qui ont perdu tout sens de la démesure et qui font se retourner dans leurs tombes tous ceux qui ont tant œuvré pour la liberté des peuples, et qui ont pour beaucoup payés de leurs vies ces lumières propagées dans le monde encore totalitaire des 19èmes et 20èmes siècles. Je vous conseille de lire dans les pages rebonds de Libération d’aujourd’hui un excellent papier de Marius Schattner, peu connu comme sympathisant de la droite au pouvoir.

Pour ma part, j’ai retenu de cette manifestation les choses suivantes : les manifestants dans leur majorité n’étaient pas violents, mais aussi dans un discours prononcé par l’un des organisateurs, j’ai entendu cette chose ahurissante : « Hitler était un enfant de cœur à côté de Netanyahu ».Je me le suis fait répéter par un ami photographe. Visiblement cela n’a pas déclenché de réactions, y-compris dans la presse. Aussi sur la statue place de la République, des quenelles à la mode Dieudonné cohabitaient avec des saluts néo-nazis.

Tout ceci va beaucoup trop loin. On a oublié qui sont ceux qui sont au Hamas, émanation des frères musulmans en Egypte, du Hezbollah au Liban, aidés par les iraniens bien décidés à déstabiliser le Moyen-Orient pour leur profit. Tous ces mouvements étant, comme chacun le sait, de grands révolutionnaires travaillant pour la cause des peuples.

 

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Vendredi 13 avril 1979.

Entre deux reportages, je me rends à Marmande où vit ma copine Marie-Christine. Nous traversons la frontière pour aller passer quelques jours dans les Pyrénées espagnoles. A cette époque, le pays est en pleine convalescence du franquisme. Franco est mort en 1975, et le pays n’accèdera à l’Union Européenne que le premier janvier 1986.

Après 36 années d’une dictature très dure, l’Espagne est très pauvre, et l’église encore toute puissante. Dans la petite ville où nous sommes nous assistons à la procession du Vendredi Saint. D’un côté les hommes qui regardent, de l’autre les femmes qui défilent.

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Jeudi 5 avril 1979.
Manifestation de lycéens Nation-Bastille.
Quelques 2000 lycéens ont manifesté, dès 17 heures, de la Nation à la Bastille , à la suite de l’appel de l’intersyndicale des syndicats des enseignants. Cette manifestation réclamait la libération d’inculpations prononcées après les incidents du 23 mars et l’abrogation de la loi anti-casseurs ». Légende Sygma.

En regardant cette photo, j’ai plutôt l’impression d’y voir la statue de la place de la République, halte traditionnelle des manifestations. Peut-être que les lycéens ont fait un détour. C’était il y a si longtemps.

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Jeudi 5 avril 1979.

Manifestation de lycéens Nation-Bastille.

Quelques 2000 lycéens ont manifesté, dès 17 heures, de la Nation à la Bastille , à la suite de l’appel de l’intersyndicale des syndicats des enseignants. Cette manifestation réclamait la libération d’inculpations prononcées après les incidents du 23 mars et l’abrogation de la loi anti-casseurs ». Légende Sygma.

En regardant cette photo, j’ai plutôt l’impression d’y voir la statue de la place de la République, halte traditionnelle des manifestations. Peut-être que les lycéens ont fait un détour. C’était il y a si longtemps.

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Mercredi 4 avril 1979.
« Les obsèques de Bruno Coquatrix.
C’est au cimetière du Père Lachaise que reposera le corps de Bruno Coquatrix*. Etaient présents à ses funérailles Gilbert Bécaud, Henri Salvador, les frères ennemis, Colette Renard… ainsi que sa famille ». Légende Sygma.
Il y a toujours une ambiance particulière pour les funérailles de personnalités. Les personnes importantes d’abord, qui viennent se recueillir, mais surtout les curieux qui se pressent pour les voir, les reconnaître, les nommer avant les autres, histoire de se rendre importants un court instant dans leur vie. Il y a toujours des moments privilégiés pour les photographes, à l’affut de moments où les spectateurs deviennent les acteurs. Car le spectacle est souvent là, dans ces détails.

 
 
* source Wikipédia : Bruno Coquatrix se fait d’abord remarquer comme auteur et compositeur. Il écrit plus de 300 chansons, dont Mon ange (1940), Clopin-clopant (avec Pierre Dudan, 1947) et Cheveux dans le vent (avec Jacques Chabannes, 1949). On lui doit également plusieurs opérettes.
Il est également l’imprésario de vedettes de la chanson telles que Jacques Pills et Lucienne Boyer. Après avoir dirigé Bobino, il prend, en 1954, la direction de la salle de l’Olympia, le plus grand music-hall d’Europe. Il y engage toutes les célébrités de la chanson de l’époque, telles que Georges Brassens, Gilbert Bécaud, Johnny Hallyday, Dalida, Édith Piaf, Annie Cordy, Yves Montand. Il est également l’un des créateurs de la marque de disques Versailles.
Bruno Coquatrix est également maire de Cabourg (Calvados) de 1971 à sa mort en 1979. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 96).

 

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Mercredi 4 avril 1979.

« Les obsèques de Bruno Coquatrix.

C’est au cimetière du Père Lachaise que reposera le corps de Bruno Coquatrix*. Etaient présents à ses funérailles Gilbert Bécaud, Henri Salvador, les frères ennemis, Colette Renard… ainsi que sa famille ». Légende Sygma.

Il y a toujours une ambiance particulière pour les funérailles de personnalités. Les personnes importantes d’abord, qui viennent se recueillir, mais surtout les curieux qui se pressent pour les voir, les reconnaître, les nommer avant les autres, histoire de se rendre importants un court instant dans leur vie. Il y a toujours des moments privilégiés pour les photographes, à l’affut de moments où les spectateurs deviennent les acteurs. Car le spectacle est souvent là, dans ces détails.

 

 

* source Wikipédia : Bruno Coquatrix se fait d’abord remarquer comme auteur et compositeur. Il écrit plus de 300 chansons, dont Mon ange (1940), Clopin-clopant (avec Pierre Dudan, 1947) et Cheveux dans le vent (avec Jacques Chabannes, 1949). On lui doit également plusieurs opérettes.

Il est également l’imprésario de vedettes de la chanson telles que Jacques Pills et Lucienne Boyer. Après avoir dirigé Bobino, il prend, en 1954, la direction de la salle de l’Olympia, le plus grand music-hall d’Europe. Il y engage toutes les célébrités de la chanson de l’époque, telles que Georges Brassens, Gilbert Bécaud, Johnny Hallyday, Dalida, Édith Piaf, Annie Cordy, Yves Montand. Il est également l’un des créateurs de la marque de disques Versailles.

Bruno Coquatrix est également maire de Cabourg (Calvados) de 1971 à sa mort en 1979. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 96).

 

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Dimanche 1er avril 1979.
“Assises nationales du RPR.
Les assises nationales du RPR ont eu lieu à la porte Champerret devant 30.000 fidèles venus applauder le discours de rentrée de Jacques Chirac, après son accident. Ses fidèles compagnons: Debré, Messmer, Couve de Murville, Jacquet, Labbé étaient à la tribune, ainsi que le nouveau promu Hervé Devaquet.
Guene était dans la sale, près de l’épouse de Jacque Chirac, qui a été reconduit dans ses fonctions pour deux ans, avec 98% des suffrages”. Légende Sygma.
Après Arles, Sisteron, je vous la fait Zig-zag machine à remonter le temps. J’aime bien redécouvrir ces photos d’archives vieilles de l’autre siècle. Certaines d’entre elles n’ayant jamais été choisies par la rédaction de l’agence. Le quotidien de la vie de photographe d’agence continue.

 

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Dimanche 1er avril 1979.

“Assises nationales du RPR.

Les assises nationales du RPR ont eu lieu à la porte Champerret devant 30.000 fidèles venus applauder le discours de rentrée de Jacques Chirac, après son accident. Ses fidèles compagnons: Debré, Messmer, Couve de Murville, Jacquet, Labbé étaient à la tribune, ainsi que le nouveau promu Hervé Devaquet.

Guene était dans la sale, près de l’épouse de Jacque Chirac, qui a été reconduit dans ses fonctions pour deux ans, avec 98% des suffrages”. Légende Sygma.

Après Arles, Sisteron, je vous la fait Zig-zag machine à remonter le temps. J’aime bien redécouvrir ces photos d’archives vieilles de l’autre siècle. Certaines d’entre elles n’ayant jamais été choisies par la rédaction de l’agence. Le quotidien de la vie de photographe d’agence continue.

 

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Lundi 21 juillet 2014.
Par les temps qui courent, un peu de joie ne fait pas de mal. Menées par leur mère, Cyprienne, les sœurs Cornand*, assistées de leurs époux respectifs, secondées par leurs enfants et petits enfants, se livrent sans limites aux joies de se retrouver ensemble par de belles journées de juillet. Jeux de cartes, chants accompagnés d’instruments tels que la trompette d’Adèle ou un cor de chasse (je crois), dîners copieux et exotiques préparés par Jean-Marie, brillant médecin, photographe et observateur émérite de tout ce que le monde compte de variétés de papillons, globe-trotter au volant d’une land-Rover et bravant entre autre les cours d’eau aux fonds rocailleux. Il y a aussi Jocelyne**, infatigable globe-troteuse en Afrique et rentrée récemment en France après des années passées à la Réunion. Tout ce petit monde se retrouve autour de Cyprienne, garante des plus folles traditions et créatrice exceptionnelle : elle inventa, mais malheureusement ne le fit pas breveter, une balançoire pour mouches unique au monde. Son imagination artistique cachée fut léguée à une de ses filles, surnommée Mitsou par Denise, ma femme, et par ricochet sur Adèle, une de ses petites filles. Je n’oublie pas Emmelyne, Bebert, tous deux jeunes et brillants professeurs, leurs parents Françoise et Jean-Pierre, Marco, le mari de Mitsou qui ne s’est jamais acheté la voiture que je lui suggérais, une Polo pour faire un jeu de mots que j’affectionnais –Marco Polo- et qui ne faisait rire que moi.
Alors bas les masques ! Et vive les réunions de famille.
* Denise, Mauricette, Françoise et Jocelyne.
** Très bon blog de Jocelyne sur son périple en Afrique: www.lestribulationsdelajoce.blogspot.com
Il y a aussi Felix que je n’oublie pas, futur mathématicien ou quelque chose comme ça!

 

 

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Lundi 21 juillet 2014.

Par les temps qui courent, un peu de joie ne fait pas de mal. Menées par leur mère, Cyprienne, les sœurs Cornand*, assistées de leurs époux respectifs, secondées par leurs enfants et petits enfants, se livrent sans limites aux joies de se retrouver ensemble par de belles journées de juillet. Jeux de cartes, chants accompagnés d’instruments tels que la trompette d’Adèle ou un cor de chasse (je crois), dîners copieux et exotiques préparés par Jean-Marie, brillant médecin, photographe et observateur émérite de tout ce que le monde compte de variétés de papillons, globe-trotter au volant d’une land-Rover et bravant entre autre les cours d’eau aux fonds rocailleux. Il y a aussi Jocelyne**, infatigable globe-troteuse en Afrique et rentrée récemment en France après des années passées à la Réunion. Tout ce petit monde se retrouve autour de Cyprienne, garante des plus folles traditions et créatrice exceptionnelle : elle inventa, mais malheureusement ne le fit pas breveter, une balançoire pour mouches unique au monde. Son imagination artistique cachée fut léguée à une de ses filles, surnommée Mitsou par Denise, ma femme, et par ricochet sur Adèle, une de ses petites filles. Je n’oublie pas Emmelyne, Bebert, tous deux jeunes et brillants professeurs, leurs parents Françoise et Jean-Pierre, Marco, le mari de Mitsou qui ne s’est jamais acheté la voiture que je lui suggérais, une Polo pour faire un jeu de mots que j’affectionnais –Marco Polo- et qui ne faisait rire que moi.

Alors bas les masques ! Et vive les réunions de famille.

* Denise, Mauricette, Françoise et Jocelyne.

** Très bon blog de Jocelyne sur son périple en Afrique: www.lestribulationsdelajoce.blogspot.com

Il y a aussi Felix que je n’oublie pas, futur mathématicien ou quelque chose comme ça!

 

 

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Vendredi 18 juillet 2014.
Sisteron sous la chaleur. Ca sent les vacances. Les enfants dans une pataugeoire. Hier soir ils nous ont fait le théâtre. Arles est si lointaine et si proche.

Dimanche le tour de France fera étape ici et nous essayerons de nous faufiler hors de la ville avant que les routes ne soient coupées. Ou après. Une autre vie reprend après les émotions et le 18 rue de la Calade.

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Vendredi 18 juillet 2014.

Sisteron sous la chaleur. Ca sent les vacances. Les enfants dans une pataugeoire. Hier soir ils nous ont fait le théâtre. Arles est si lointaine et si proche.

Dimanche le tour de France fera étape ici et nous essayerons de nous faufiler hors de la ville avant que les routes ne soient coupées. Ou après. Une autre vie reprend après les émotions et le 18 rue de la Calade.

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Jeudi 17 juillet 2014.
Revoilà ce journal. S’il s’est accordé quelque temps d’absence, c’est à cause-grâce à la présence de MYOP à Arles, MYOPINARLES2014. Mon ordinateur a été  réquisitionné pour la bonne cause, pour le bon fonctionnement de notre semaine folle dans la capitale mondiale de la photographie, au moins pendant le mois de juillet.
Sur la photo prise mardi matin, vous pouvez voir de gauche à droite Olivier Monge qui a obtenu le 18 rue de la Calade en allant photographier le maire d’Arles, ce même lieu que nous avions eu il y a trois ans, Oriane et au loin nos stagiaires valeureux et bénévoles, avec à gauche Victor, au centre Léo, à droite notre Tess nationale qui seconde Lionel au quotidien dans la gestion de l’agence, et tout à droite ce même Lionel infatigable dans la gestion des expositions, des photographes, de l’humain et du lieu de toutes les expositions. Pour ceux qui sont venus, ils ont vu le résultat de tout ce travail.
De ma longue vie de photographe, je crois que je n’avais jamais vécu des moments aussi forts.
A l’année prochaine, j’espère pour MYOPINARLES2015.

Et un grand merci à tous ceux qui nous ont encouragés, soit par leur présence pour ceux qui ont pu venir et tous les autres présents sur les réseaux sociaux.

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Jeudi 17 juillet 2014.

Revoilà ce journal. S’il s’est accordé quelque temps d’absence, c’est à cause-grâce à la présence de MYOP à Arles, MYOPINARLES2014. Mon ordinateur a été  réquisitionné pour la bonne cause, pour le bon fonctionnement de notre semaine folle dans la capitale mondiale de la photographie, au moins pendant le mois de juillet.

Sur la photo prise mardi matin, vous pouvez voir de gauche à droite Olivier Monge qui a obtenu le 18 rue de la Calade en allant photographier le maire d’Arles, ce même lieu que nous avions eu il y a trois ans, Oriane et au loin nos stagiaires valeureux et bénévoles, avec à gauche Victor, au centre Léo, à droite notre Tess nationale qui seconde Lionel au quotidien dans la gestion de l’agence, et tout à droite ce même Lionel infatigable dans la gestion des expositions, des photographes, de l’humain et du lieu de toutes les expositions. Pour ceux qui sont venus, ils ont vu le résultat de tout ce travail.

De ma longue vie de photographe, je crois que je n’avais jamais vécu des moments aussi forts.

A l’année prochaine, j’espère pour MYOPINARLES2015.

Et un grand merci à tous ceux qui nous ont encouragés, soit par leur présence pour ceux qui ont pu venir et tous les autres présents sur les réseaux sociaux.