Journal d'un photographe

Que reste-t-il de notre memoire si ce n'est une photographie.
Copyright Alain Keler
http://alain-keler.tumblr.com/                  journal d’un photographe.
Mercredi 4 avril 1979.
« Les obsèques de Bruno Coquatrix.
C’est au cimetière du Père Lachaise que reposera le corps de Bruno Coquatrix*. Etaient présents à ses funérailles Gilbert Bécaud, Henri Salvador, les frères ennemis, Colette Renard… ainsi que sa famille ». Légende Sygma.
Il y a toujours une ambiance particulière pour les funérailles de personnalités. Les personnes importantes d’abord, qui viennent se recueillir, mais surtout les curieux qui se pressent pour les voir, les reconnaître, les nommer avant les autres, histoire de se rendre importants un court instant dans leur vie. Il y a toujours des moments privilégiés pour les photographes, à l’affut de moments où les spectateurs deviennent les acteurs. Car le spectacle est souvent là, dans ces détails.

 
 
* source Wikipédia : Bruno Coquatrix se fait d’abord remarquer comme auteur et compositeur. Il écrit plus de 300 chansons, dont Mon ange (1940), Clopin-clopant (avec Pierre Dudan, 1947) et Cheveux dans le vent (avec Jacques Chabannes, 1949). On lui doit également plusieurs opérettes.
Il est également l’imprésario de vedettes de la chanson telles que Jacques Pills et Lucienne Boyer. Après avoir dirigé Bobino, il prend, en 1954, la direction de la salle de l’Olympia, le plus grand music-hall d’Europe. Il y engage toutes les célébrités de la chanson de l’époque, telles que Georges Brassens, Gilbert Bécaud, Johnny Hallyday, Dalida, Édith Piaf, Annie Cordy, Yves Montand. Il est également l’un des créateurs de la marque de disques Versailles.
Bruno Coquatrix est également maire de Cabourg (Calvados) de 1971 à sa mort en 1979. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 96).

 

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Mercredi 4 avril 1979.

« Les obsèques de Bruno Coquatrix.

C’est au cimetière du Père Lachaise que reposera le corps de Bruno Coquatrix*. Etaient présents à ses funérailles Gilbert Bécaud, Henri Salvador, les frères ennemis, Colette Renard… ainsi que sa famille ». Légende Sygma.

Il y a toujours une ambiance particulière pour les funérailles de personnalités. Les personnes importantes d’abord, qui viennent se recueillir, mais surtout les curieux qui se pressent pour les voir, les reconnaître, les nommer avant les autres, histoire de se rendre importants un court instant dans leur vie. Il y a toujours des moments privilégiés pour les photographes, à l’affut de moments où les spectateurs deviennent les acteurs. Car le spectacle est souvent là, dans ces détails.

 

 

* source Wikipédia : Bruno Coquatrix se fait d’abord remarquer comme auteur et compositeur. Il écrit plus de 300 chansons, dont Mon ange (1940), Clopin-clopant (avec Pierre Dudan, 1947) et Cheveux dans le vent (avec Jacques Chabannes, 1949). On lui doit également plusieurs opérettes.

Il est également l’imprésario de vedettes de la chanson telles que Jacques Pills et Lucienne Boyer. Après avoir dirigé Bobino, il prend, en 1954, la direction de la salle de l’Olympia, le plus grand music-hall d’Europe. Il y engage toutes les célébrités de la chanson de l’époque, telles que Georges Brassens, Gilbert Bécaud, Johnny Hallyday, Dalida, Édith Piaf, Annie Cordy, Yves Montand. Il est également l’un des créateurs de la marque de disques Versailles.

Bruno Coquatrix est également maire de Cabourg (Calvados) de 1971 à sa mort en 1979. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 96).

 

http://alain-keler.tumblr.com/                  Journal d’un photographe.
Dimanche 1er avril 1979.
“Assises nationales du RPR.
Les assises nationales du RPR ont eu lieu à la porte Champerret devant 30.000 fidèles venus applauder le discours de rentrée de Jacques Chirac, après son accident. Ses fidèles compagnons: Debré, Messmer, Couve de Murville, Jacquet, Labbé étaient à la tribune, ainsi que le nouveau promu Hervé Devaquet.
Guene était dans la sale, près de l’épouse de Jacque Chirac, qui a été reconduit dans ses fonctions pour deux ans, avec 98% des suffrages”. Légende Sygma.
Après Arles, Sisteron, je vous la fait Zig-zag machine à remonter le temps. J’aime bien redécouvrir ces photos d’archives vieilles de l’autre siècle. Certaines d’entre elles n’ayant jamais été choisies par la rédaction de l’agence. Le quotidien de la vie de photographe d’agence continue.

 

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Dimanche 1er avril 1979.

“Assises nationales du RPR.

Les assises nationales du RPR ont eu lieu à la porte Champerret devant 30.000 fidèles venus applauder le discours de rentrée de Jacques Chirac, après son accident. Ses fidèles compagnons: Debré, Messmer, Couve de Murville, Jacquet, Labbé étaient à la tribune, ainsi que le nouveau promu Hervé Devaquet.

Guene était dans la sale, près de l’épouse de Jacque Chirac, qui a été reconduit dans ses fonctions pour deux ans, avec 98% des suffrages”. Légende Sygma.

Après Arles, Sisteron, je vous la fait Zig-zag machine à remonter le temps. J’aime bien redécouvrir ces photos d’archives vieilles de l’autre siècle. Certaines d’entre elles n’ayant jamais été choisies par la rédaction de l’agence. Le quotidien de la vie de photographe d’agence continue.

 

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Lundi 21 juillet 2014.
Par les temps qui courent, un peu de joie ne fait pas de mal. Menées par leur mère, Cyprienne, les sœurs Cornand*, assistées de leurs époux respectifs, secondées par leurs enfants et petits enfants, se livrent sans limites aux joies de se retrouver ensemble par de belles journées de juillet. Jeux de cartes, chants accompagnés d’instruments tels que la trompette d’Adèle ou un cor de chasse (je crois), dîners copieux et exotiques préparés par Jean-Marie, brillant médecin, photographe et observateur émérite de tout ce que le monde compte de variétés de papillons, globe-trotter au volant d’une land-Rover et bravant entre autre les cours d’eau aux fonds rocailleux. Tout ce petit monde se retrouve autour de Cyprienne, garante des plus folles traditions et créatrice exceptionnelle : elle inventa, mais malheureusement ne le fit pas breveter, une balançoire pour mouches unique au monde. Son imagination artistique cachée fut léguée à une de ses filles, surnommée Mitsou par Denise, ma femme, et par ricochet sur Adèle, une de ses petites filles. Je n’oublie pas Emmelyne, Bebert, tous deux jeunes et brillants professeurs, leurs parents Françoise et Jean-Pierre, Marco, le mari de Mitsou qui ne s’est jamais acheté la voiture que je lui suggérais, une Polo pour faire un jeu de mots que j’affectionnais –Marco Polo- et qui ne faisait rire que moi.
Alors bas les masques ! Et vive les réunions de famille.
* Denise, Mauricette, Françoise et Jocelyne.
Il y a aussi Felix que je n’oublie pas, futur mathématicien ou quelque chose comme ça!

 

 

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Lundi 21 juillet 2014.

Par les temps qui courent, un peu de joie ne fait pas de mal. Menées par leur mère, Cyprienne, les sœurs Cornand*, assistées de leurs époux respectifs, secondées par leurs enfants et petits enfants, se livrent sans limites aux joies de se retrouver ensemble par de belles journées de juillet. Jeux de cartes, chants accompagnés d’instruments tels que la trompette d’Adèle ou un cor de chasse (je crois), dîners copieux et exotiques préparés par Jean-Marie, brillant médecin, photographe et observateur émérite de tout ce que le monde compte de variétés de papillons, globe-trotter au volant d’une land-Rover et bravant entre autre les cours d’eau aux fonds rocailleux. Tout ce petit monde se retrouve autour de Cyprienne, garante des plus folles traditions et créatrice exceptionnelle : elle inventa, mais malheureusement ne le fit pas breveter, une balançoire pour mouches unique au monde. Son imagination artistique cachée fut léguée à une de ses filles, surnommée Mitsou par Denise, ma femme, et par ricochet sur Adèle, une de ses petites filles. Je n’oublie pas Emmelyne, Bebert, tous deux jeunes et brillants professeurs, leurs parents Françoise et Jean-Pierre, Marco, le mari de Mitsou qui ne s’est jamais acheté la voiture que je lui suggérais, une Polo pour faire un jeu de mots que j’affectionnais –Marco Polo- et qui ne faisait rire que moi.

Alors bas les masques ! Et vive les réunions de famille.

* Denise, Mauricette, Françoise et Jocelyne.

Il y a aussi Felix que je n’oublie pas, futur mathématicien ou quelque chose comme ça!

 

 

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Vendredi 18 juillet 2014.
Sisteron sous la chaleur. Ca sent les vacances. Les enfants dans une pataugeoire. Hier soir ils nous ont fait le théâtre. Arles est si lointaine et si proche.

Dimanche le tour de France fera étape ici et nous essayerons de nous faufiler hors de la ville avant que les routes ne soient coupées. Ou après. Une autre vie reprend après les émotions et le 18 rue de la Calade.

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Vendredi 18 juillet 2014.

Sisteron sous la chaleur. Ca sent les vacances. Les enfants dans une pataugeoire. Hier soir ils nous ont fait le théâtre. Arles est si lointaine et si proche.

Dimanche le tour de France fera étape ici et nous essayerons de nous faufiler hors de la ville avant que les routes ne soient coupées. Ou après. Une autre vie reprend après les émotions et le 18 rue de la Calade.

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Jeudi 17 juillet 2014.
Revoilà ce journal. S’il s’est accordé quelque temps d’absence, c’est à cause-grâce à la présence de MYOP à Arles, MYOPINARLES2014. Mon ordinateur a été  réquisitionné pour la bonne cause, pour le bon fonctionnement de notre semaine folle dans la capitale mondiale de la photographie, au moins pendant le mois de juillet.
Sur la photo prise mardi matin, vous pouvez voir de gauche à droite Olivier Monge qui a obtenu le 18 rue de la Calade en allant photographier le maire d’Arles, ce même lieu que nous avions eu il y a trois ans, Oriane et au loin nos stagiaires valeureux et bénévoles, avec à gauche Victor, au centre Léo, à droite notre Tess nationale qui seconde Lionel au quotidien dans la gestion de l’agence, et tout à droite ce même Lionel infatigable dans la gestion des expositions, des photographes, de l’humain et du lieu de toutes les expositions. Pour ceux qui sont venus, ils ont vu le résultat de tout ce travail.
De ma longue vie de photographe, je crois que je n’avais jamais vécu des moments aussi forts.
A l’année prochaine, j’espère pour MYOPINARLES2015.

Et un grand merci à tous ceux qui nous ont encouragés, soit par leur présence pour ceux qui ont pu venir et tous les autres présents sur les réseaux sociaux.

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Jeudi 17 juillet 2014.

Revoilà ce journal. S’il s’est accordé quelque temps d’absence, c’est à cause-grâce à la présence de MYOP à Arles, MYOPINARLES2014. Mon ordinateur a été  réquisitionné pour la bonne cause, pour le bon fonctionnement de notre semaine folle dans la capitale mondiale de la photographie, au moins pendant le mois de juillet.

Sur la photo prise mardi matin, vous pouvez voir de gauche à droite Olivier Monge qui a obtenu le 18 rue de la Calade en allant photographier le maire d’Arles, ce même lieu que nous avions eu il y a trois ans, Oriane et au loin nos stagiaires valeureux et bénévoles, avec à gauche Victor, au centre Léo, à droite notre Tess nationale qui seconde Lionel au quotidien dans la gestion de l’agence, et tout à droite ce même Lionel infatigable dans la gestion des expositions, des photographes, de l’humain et du lieu de toutes les expositions. Pour ceux qui sont venus, ils ont vu le résultat de tout ce travail.

De ma longue vie de photographe, je crois que je n’avais jamais vécu des moments aussi forts.

A l’année prochaine, j’espère pour MYOPINARLES2015.

Et un grand merci à tous ceux qui nous ont encouragés, soit par leur présence pour ceux qui ont pu venir et tous les autres présents sur les réseaux sociaux.

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Vendredi 9 mars 1979.
Retour d’Iran le 18 février. Dans mon agenda, j’ai noté : au jour du 18 février, cover de l’Express, mardi 20 février cover de Newsweek, mercredi 21 achat chaine hifi, samedi 24, chaine hifi jour J. Ampli tuner Harman Kardan, platine Thorens TD 105, enceintes Bolivar 18. Mon ampli m’a laissé tombé après un court circuit général il y a deux ans, la platine, déjà réparée doit-être à nouveau réparable. Je commence à bien vivre de mon travail. Je peux aller rejoindre pour quelques jours Marie Christine à Marmande, puis dès mon retour à Paris l’agence m’envoie au Caire couvrir le voyage du président américain Jimmy carter. Il y rencontrera le président Sadat, puis se rendra en Israël.
« Suite des entretiens Carter Sadat à Alexandrie.
Les entretiens entre le président Jimmy Carter et le président Sadat se sont poursuivis à Alexandrie où les deux présidents se sont rendus en train. Tout au long des 250 kilomètres du parcours, comme à Alexandrie, un accueil exceptionnel leur a été fait. Vols de pigeons, arc de triomphe et banderoles souhaitaient la bienvenue aux deux héros de la paix ». Légende Sygma.
Si le voyage en lui-même était très excitant, au niveau photo je me suis senti très frustré. La plupart des situations dans lesquelles je me suis trouvé nécessitaient l’utilisation de téléobjectifs assez longs. Cela fait partie du travail lorsque l’on couvre des évènements dits de news, mais j’ai toujours préféré travaillé avec des focales normales comme le 50 ou le 35 mm. Et dans ce voyage, ce n’était pas trop possible.
  

Demain jeudi 3 juillet 2014, je vais à Arles avec l’équipe MYOP. Nous avons un immeuble à notre disposition dans le centre ville, au 18 rue de la Calade, juste à côté de l’hôtel de ville, et à 3 mn de la place du forum. Nous y présenterons, dans le cadre de MYOPINARLES 2014, 18 expositions, des expositions tournantes, des causeries , des projections de films réalisés par des photographes de l’agence, Julien Daniel, Olivier Jobard et moi-même, ainsi que beaucoup d’autres choses, dont un concert donné par Oan Kim, aussi photographe à l’agence. Un programme détaillé sera donné bientôt. Pour ce qui est de mon journal, la parution quotidienne risque d’être un peu perturbée par tous ces évènements.

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Vendredi 9 mars 1979.

Retour d’Iran le 18 février. Dans mon agenda, j’ai noté : au jour du 18 février, cover de l’Express, mardi 20 février cover de Newsweek, mercredi 21 achat chaine hifi, samedi 24, chaine hifi jour J. Ampli tuner Harman Kardan, platine Thorens TD 105, enceintes Bolivar 18. Mon ampli m’a laissé tombé après un court circuit général il y a deux ans, la platine, déjà réparée doit-être à nouveau réparable. Je commence à bien vivre de mon travail. Je peux aller rejoindre pour quelques jours Marie Christine à Marmande, puis dès mon retour à Paris l’agence m’envoie au Caire couvrir le voyage du président américain Jimmy carter. Il y rencontrera le président Sadat, puis se rendra en Israël.

« Suite des entretiens Carter Sadat à Alexandrie.

Les entretiens entre le président Jimmy Carter et le président Sadat se sont poursuivis à Alexandrie où les deux présidents se sont rendus en train. Tout au long des 250 kilomètres du parcours, comme à Alexandrie, un accueil exceptionnel leur a été fait. Vols de pigeons, arc de triomphe et banderoles souhaitaient la bienvenue aux deux héros de la paix ». Légende Sygma.

Si le voyage en lui-même était très excitant, au niveau photo je me suis senti très frustré. La plupart des situations dans lesquelles je me suis trouvé nécessitaient l’utilisation de téléobjectifs assez longs. Cela fait partie du travail lorsque l’on couvre des évènements dits de news, mais j’ai toujours préféré travaillé avec des focales normales comme le 50 ou le 35 mm. Et dans ce voyage, ce n’était pas trop possible.

 

Demain jeudi 3 juillet 2014, je vais à Arles avec l’équipe MYOP. Nous avons un immeuble à notre disposition dans le centre ville, au 18 rue de la Calade, juste à côté de l’hôtel de ville, et à 3 mn de la place du forum. Nous y présenterons, dans le cadre de MYOPINARLES 2014, 18 expositions, des expositions tournantes, des causeries , des projections de films réalisés par des photographes de l’agence, Julien Daniel, Olivier Jobard et moi-même, ainsi que beaucoup d’autres choses, dont un concert donné par Oan Kim, aussi photographe à l’agence. Un programme détaillé sera donné bientôt. Pour ce qui est de mon journal, la parution quotidienne risque d’être un peu perturbée par tous ces évènements.

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Samedi 17 février 1979.
« Opération balayage déclenchée contre les afghans.
Dans la vaste opération de « purification » de l’Iran menée par l’Ayatollah Khomeiny et son gouvernement, les afghans semblent les plus menacés. Longtemps travailleurs immigrés en Iran, ils sont depuis la révolution devenus indésirables et expulsés systématiquement sous des inculpations de vol d’armes, espionnage, pillage etc… » Légende Sygma.
En d’autres termes plus crus, ce sont des ratonnades qui sont organisées contre les afghans. Présentés comme des personnages dangereux, il suffit de voir l’expression des trois afghans arrêtés par la police révolutionnaire, pour s’apercevoir du danger qu’ils représentent contre la population ou le nouveau régime des religieux.

Tous les pouvoirs totalitaires, et de nos jours de plus en plus de démocraties, s’appuient sur des fantasmes de sécurité pour impressionner leurs sujets, pour leur faire comprendre que l’on ne plaisantera pas avec tous ceux qui présenteront un profil jugé non compatible avec les nouvelles valeurs officielles. Les afghans, l’opposition démocratique et bien d’autres en Iran.

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Samedi 17 février 1979.

« Opération balayage déclenchée contre les afghans.

Dans la vaste opération de « purification » de l’Iran menée par l’Ayatollah Khomeiny et son gouvernement, les afghans semblent les plus menacés. Longtemps travailleurs immigrés en Iran, ils sont depuis la révolution devenus indésirables et expulsés systématiquement sous des inculpations de vol d’armes, espionnage, pillage etc… » Légende Sygma.

En d’autres termes plus crus, ce sont des ratonnades qui sont organisées contre les afghans. Présentés comme des personnages dangereux, il suffit de voir l’expression des trois afghans arrêtés par la police révolutionnaire, pour s’apercevoir du danger qu’ils représentent contre la population ou le nouveau régime des religieux.

Tous les pouvoirs totalitaires, et de nos jours de plus en plus de démocraties, s’appuient sur des fantasmes de sécurité pour impressionner leurs sujets, pour leur faire comprendre que l’on ne plaisantera pas avec tous ceux qui présenteront un profil jugé non compatible avec les nouvelles valeurs officielles. Les afghans, l’opposition démocratique et bien d’autres en Iran.

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Mercredi 14 février 1979.
« Les évènements d’Iran.
Des fedayin donnent des cours de terrorisme à l’université de Téhéran » Légende Sygma.
Ce sont des cours de maniement d’armes que donnent ces jeunes révolutionnaires iraniens. Leur critique de la politique menée par les ayatollahs au pouvoir, ils décrivent Khomeiny comme le représentant de la bourgeoisie nationale démocratique, ne leur amènera que des ennuis et une répression féroce.

Dans cet Iran révolutionnaire, le voile pour les femmes n’était pas encore de mise. Visiblement les femmes militantes sur cette photo avaient fait leur choix.

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Mercredi 14 février 1979.

« Les évènements d’Iran.

Des fedayin donnent des cours de terrorisme à l’université de Téhéran » Légende Sygma.

Ce sont des cours de maniement d’armes que donnent ces jeunes révolutionnaires iraniens. Leur critique de la politique menée par les ayatollahs au pouvoir, ils décrivent Khomeiny comme le représentant de la bourgeoisie nationale démocratique, ne leur amènera que des ennuis et une répression féroce.

Dans cet Iran révolutionnaire, le voile pour les femmes n’était pas encore de mise. Visiblement les femmes militantes sur cette photo avaient fait leur choix.

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Mardi 13 février 1979.
« La révolution iranienne a commencé.
Armés en quelques heures, les jeunes révolutionnaires ont assuré le pouvoir à l’Ayatollah Khomeiny et à son gouvernement. Cette première révolution islamique, que les observateurs sentaient couver depuis longtemps a éclaté brutalement quelques jours après le retour du chef religieux chiite. Morts, blessés, arrestations, bras tendus vers la victoire, tel est le spectacle qu’offrait Téhéran le 13 février 1979 ». Légende Sygma.
Je suis tombé par hasard sur des arrestations de membres présumés de la Savak* ( Sazman-e Ettel at va Amniyat-e keshvar, organisation pour le renseignement et la sécurité nationale), la police politique du shah, redoutée par la population. Elle avait virtuellement tous les pouvoirs illimités d’arrestation et de détention dans le pays.
Il y a, après une guerre ou une révolution, un court moment d’euphorie pendant lequel la presse peut travailler librement. Mais rapidement les nouvelles autorités, une fois un semblant d’ordre rétabli, bloquent toutes les initiatives des journalistes qui ne sont pas jugées conformes à l’intérêt de ces nouvelles autorités.
Ces réactions n’ont font qu’empirer au cours des années, pour maintenant laisser des pans entiers de l’information entre les mains de policiers ou de propagandistes officiels. Ce mouvement a même atteint certaines « démocraties occidentales ». Il est fort à parier que les récents succès de politiques d’extrême droite finiront par influencer toutes les classes politiques confondues, avec comme résultat un renforcement de législations restrictives à l’égard de la liberté de la presse, pourtant encore une liberté fondamentale garantie  par la loi dans le cadre de la liberté d’expression que permet la démocratie**. 

* Source Wikipédia : Après le départ en exil du Chah en janvier 1979, les 15 000 agents de la SAVAK furent la cible de représailles aveugles et déchainées. La plupart de ses dirigeants furent assassinés, un bon nombre de ses employés fut exécuté arbitrairement sur l’ordre de Rouhollah Khomeini dès sa prise du pouvoir en février de la même année. Khomeini avait annoncé que les gens de l’ancien régime devraient se présenter pour se bénéficier de “la justice islamique” et “être libérés” si innocents. Sur cette affirmation, un grand nombre des savaki se sont rendus et ont été exécutés. L’un des anciens directeurs de la SAVAK qui avait conseillé d’exiler Khomeiny plutôt que de le condamner à mort, s’est rendu en Iran et a été fusillé. Selon Alexandre de Marenches, Khomeiny ne voulait pas qu’on puisse dire qu’il lui devait la vie.
La SAVAK a été remplacée par la SAVAMA, Sāzmān-e Ettelā’āt va Amniat-e Melli-e Irān (« Organisation du renseignement et de la sécurité de la nation iranienne »). La SAVAMA sera par la suite renommée VEVAK, Vezārat-e Ettelā’āt va Amniat-e Keshvar (« Ministère des renseignements et de la sécurité nationale »).
** http://expositions.bnf.fr/presse/pedago/02.htm, par Daniel salles, centre de liaison de l’enseignement et des médias d’information (CLEMI).

 

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Mardi 13 février 1979.

« La révolution iranienne a commencé.

Armés en quelques heures, les jeunes révolutionnaires ont assuré le pouvoir à l’Ayatollah Khomeiny et à son gouvernement. Cette première révolution islamique, que les observateurs sentaient couver depuis longtemps a éclaté brutalement quelques jours après le retour du chef religieux chiite. Morts, blessés, arrestations, bras tendus vers la victoire, tel est le spectacle qu’offrait Téhéran le 13 février 1979 ». Légende Sygma.

Je suis tombé par hasard sur des arrestations de membres présumés de la Savak* ( Sazman-e Ettel at va Amniyat-e keshvar, organisation pour le renseignement et la sécurité nationale), la police politique du shah, redoutée par la population. Elle avait virtuellement tous les pouvoirs illimités d’arrestation et de détention dans le pays.

Il y a, après une guerre ou une révolution, un court moment d’euphorie pendant lequel la presse peut travailler librement. Mais rapidement les nouvelles autorités, une fois un semblant d’ordre rétabli, bloquent toutes les initiatives des journalistes qui ne sont pas jugées conformes à l’intérêt de ces nouvelles autorités.

Ces réactions n’ont font qu’empirer au cours des années, pour maintenant laisser des pans entiers de l’information entre les mains de policiers ou de propagandistes officiels. Ce mouvement a même atteint certaines « démocraties occidentales ». Il est fort à parier que les récents succès de politiques d’extrême droite finiront par influencer toutes les classes politiques confondues, avec comme résultat un renforcement de législations restrictives à l’égard de la liberté de la presse, pourtant encore une liberté fondamentale garantie  par la loi dans le cadre de la liberté d’expression que permet la démocratie**.

* Source Wikipédia : Après le départ en exil du Chah en janvier 1979, les 15 000 agents de la SAVAK furent la cible de représailles aveugles et déchainées. La plupart de ses dirigeants furent assassinés, un bon nombre de ses employés fut exécuté arbitrairement sur l’ordre de Rouhollah Khomeini dès sa prise du pouvoir en février de la même année. Khomeini avait annoncé que les gens de l’ancien régime devraient se présenter pour se bénéficier de “la justice islamique” et “être libérés” si innocents. Sur cette affirmation, un grand nombre des savaki se sont rendus et ont été exécutés. L’un des anciens directeurs de la SAVAK qui avait conseillé d’exiler Khomeiny plutôt que de le condamner à mort, s’est rendu en Iran et a été fusillé. Selon Alexandre de Marenches, Khomeiny ne voulait pas qu’on puisse dire qu’il lui devait la vie.

La SAVAK a été remplacée par la SAVAMA, Sāzmān-e Ettelā’āt va Amniat-e Melli-e Irān (« Organisation du renseignement et de la sécurité de la nation iranienne »). La SAVAMA sera par la suite renommée VEVAK, Vezārat-e Ettelā’āt va Amniat-e Keshvar (« Ministère des renseignements et de la sécurité nationale »).

** http://expositions.bnf.fr/presse/pedago/02.htm, par Daniel salles, centre de liaison de l’enseignement et des médias d’information (CLEMI).

 

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Samedi 10 février 1979.
Insurrection !
« Après plusieurs jours d’expectative entre Chiites et fidèles du régime du Shah, les supporters de l’Ayatollah Khomeiny sont descendus dans la rue pour soutenir des aviateurs rebelles de la caserne Dochane Tappeh. La guerre civile éclair va durer quarante huit heures, fera quatre cents morts et consacrera la victoire de l’Ayatollah Khomeiny. Caserne après caserne, l’armée se ralliera à la nouvelle République islamique. Dans la rue, les bandes armées font régner la terreur : incendies, pillages, ratonnades, exécutions sommaires. Le nouvel ordre politique n’est pas encore en place. » Légende Sygma.
Souvent la foule, qui prend possession de la rue à Téhéran, ne souhaite pas être photographiée. Même causes et mêmes effets que les mois précédents. Cette violence me déclenche des crises d’asthme, ce qui n’est pas très pratique lorsque l’on est un photoreporter. Les photos, il faut les arracher une par une. Je suis moyen pour ce genre d’exercice, mal à l’aise. Un journaliste américain se prend une balle perdue. Son corps sera rapatrié plus tard, les liaisons aériennes étant interrompues.

Je ferai quand même ma deuxième couverture de l’hebdomadaire américain Newsweek.

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Samedi 10 février 1979.

Insurrection !

« Après plusieurs jours d’expectative entre Chiites et fidèles du régime du Shah, les supporters de l’Ayatollah Khomeiny sont descendus dans la rue pour soutenir des aviateurs rebelles de la caserne Dochane Tappeh. La guerre civile éclair va durer quarante huit heures, fera quatre cents morts et consacrera la victoire de l’Ayatollah Khomeiny. Caserne après caserne, l’armée se ralliera à la nouvelle République islamique. Dans la rue, les bandes armées font régner la terreur : incendies, pillages, ratonnades, exécutions sommaires. Le nouvel ordre politique n’est pas encore en place. » Légende Sygma.

Souvent la foule, qui prend possession de la rue à Téhéran, ne souhaite pas être photographiée. Même causes et mêmes effets que les mois précédents. Cette violence me déclenche des crises d’asthme, ce qui n’est pas très pratique lorsque l’on est un photoreporter. Les photos, il faut les arracher une par une. Je suis moyen pour ce genre d’exercice, mal à l’aise. Un journaliste américain se prend une balle perdue. Son corps sera rapatrié plus tard, les liaisons aériennes étant interrompues.

Je ferai quand même ma deuxième couverture de l’hebdomadaire américain Newsweek.